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Si tu prépares un voyage en Namibie, il y a de grandes chances que cette question t’ait traversé l’esprit : Est-ce que c’est vraiment sûr ? Est-ce que je prends un risque ?
La Namibie fait rêver : ses déserts rouges, ses animaux sauvages, ses pistes à perte de vue… Mais ce n’est pas un pays comme les autres. C’est vaste, c’est brut, c’est magnifique. Et ça peut intimider.
Alors aujourd’hui, je vais te dire la vérité. Pas une vérité anxiogène ou enjolivée, non. Une vérité d’expérience, celle de quelqu’un qui y a voyagé, qui a parlé à d’autres voyageurs, qui s’est renseigné, qui a eu un peu peur parfois — mais qui ne regrette rien.
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ToggleLa Namibie, c’est probablement l’un des pays les plus stables d’Afrique australe. Son gouvernement est démocratique, le tourisme y est développé, les locaux sont souvent accueillants, curieux, respectueux. On n’est pas dans une zone de guerre, ni dans un pays livré à l’anarchie.
Mais ce n’est pas non plus la Suisse.
Il y a des précautions à prendre, des comportements à éviter, et surtout une vigilance à garder dans certaines situations. Ce n’est pas une destination dangereuse, mais ce n’est pas un terrain de jeu naïf non plus.
Quand j’ai décidé de parcourir la Namibie en voiture, seul pendant 3 semaines, j’avais ce mélange d’excitation et d’appréhension. Conduire des heures dans le désert, dormir dans un lodge perdu à 100 km du premier village, croiser des éléphants ou des guépards au petit matin… ça impressionne.
Mais j’ai vite compris que ce pays est taillé pour l’autonomie, à condition d’être bien préparé. 
Les routes principales sont souvent en bon état. Mais dès que tu quittes l’asphalte, les pistes de gravier peuvent être piégeuses : ornières, sable, tôle ondulée, virages sans visibilité. Et là, les accidents arrivent vite.
Mon conseil ?
Une fois, dans le Damaraland, on a crevé en fin d’après-midi, à 70 km de notre lodge. On a dû changer la roue à la lueur des phares. Il n’y avait personne autour. Mais on avait tout ce qu’il fallait, et on a gardé notre calme. Résultat : une anecdote mémorable… mais que je n’ai pas envie de revivre.
Ce qui m’a surpris en Namibie, c’est le contraste entre les zones très rurales, où tout est calme et où les gens s’entraident facilement, et Windhoek, la capitale, où il faut être plus attentif.
Dans la capitale, il ne faut pas se balader seul la nuit. Ce n’est pas catastrophique, mais les vols à l’arraché existent, notamment autour des distributeurs ou dans les quartiers populaires. On m’a plusieurs fois recommandé de ne pas montrer mon téléphone dans la rue, de garder mon sac fermé devant moi, et de toujours demander à l’hôtel quel taxi appeler.
Une fois, j’ai voulu faire une marche seul en centre-ville. Un gardien d’hôtel m’a arrêté : « Tu peux y aller, mais reste sur les grands axes, et évite les quartiers derrière l’arrêt de bus. » Je l’ai écouté. Et je n’ai eu aucun problème.
À l’opposé, dans les villages, je n’ai jamais ressenti d’insécurité. Que ce soit à Sesriem, dans le Kaokoland ou à Swakopmund, les échanges étaient simples. Parfois silencieux, souvent bienveillants. On sent qu’il y a du respect, tant qu’on respecte en retour.
Petit conseil : ne donne pas d’argent aux enfants ou aux personnes dans la rue. Ça peut créer de mauvaises habitudes. Privilégie plutôt les dons à une école, une coopérative locale, ou un projet sérieux si tu veux aider.
La Namibie n’est pas un pays tropical humide, donc les risques de maladies sont bien moindres qu’en Afrique de l’Ouest ou centrale. Mais il y a quelques points à anticiper.
Le sud du pays (Sossusvlei, Fish River Canyon, Lüderitz) est exempt de paludisme. Mais au nord, notamment dans le Caprivi, Etosha ou la bande de Kavango, il peut y avoir du palu, surtout entre novembre et avril.
Moi, j’ai voyagé en mai : aucune piqûre, pas de traitement. Mais j’avais emporté une moustiquaire, du répulsif, et j’ai toujours dormi dans des endroits protégés.
Avant de partir, va voir un médecin du voyage : il te conseillera selon ton itinéraire. Et surtout, évite les piqûres (vêtements longs le soir, répulsif, moustiquaire, pas d’eau stagnante près des logements).
L’eau du robinet est potable dans la plupart des zones urbaines. Mais dès que tu es isolé, mieux vaut boire de l’eau en bouteille ou filtrée. Une amie a eu une tourista après avoir rempli sa gourde dans un robinet de camping. Ce n’était pas dramatique, mais ça gâche deux jours.
Côté nourriture, la Namibie est plutôt safe : viandes grillées, légumes bien cuits, hygiène correcte. Évite juste les stands douteux dans les zones très touristiques.
Ne t’attends pas à trouver une pharmacie tous les 20 km. Hors de Windhoek, les hôpitaux sont rares et parfois sous-équipés.
Prends une bonne assurance voyage, avec rapatriement inclus. Et emporte une trousse médicale bien garnie : antiseptiques, pansements, antibiotiques de base, antidiarrhéique, anti-inflammatoire… Rien que pour te sentir plus serein.
Voir des éléphants en liberté ou croiser une hyène à 30 mètres, c’est incroyable. C’est aussi un rappel direct qu’on est dans leur monde, pas l’inverse.

Les parcs comme Etosha sont très bien organisés. Tu restes dans ton véhicule, tu respectes les distances, et tout se passe bien.
Mais attention : ne descends jamais de voiture hors des zones autorisées. Etosha, ce n’est pas un zoo. Les lions, les léopards, les buffles sont là, parfois tout près, silencieux.
Dans le Damaraland ou le Kaokoland, les éléphants du désert se baladent librement. Ils traversent parfois les routes, approchent des lodges. J’ai vu une éléphante passer à 5 mètres de notre tente, sans faire un bruit.
C’était magique. Mais aussi intimidant. Si ça t’arrive, reste calme, ne bouge pas, et laisse faire. Ils sont habitués à notre présence, mais peuvent réagir si on les surprend ou les gêne.
La Namibie récompense les voyageurs curieux, respectueux et bien préparés. Ce n’est pas un pays pour les improvisateurs en tongs sans carte routière.
Voici, à mon avis, les erreurs les plus fréquentes :
Non. Mais faut-il être naïf ? Encore moins.
La Namibie n’est pas dangereuse dans le sens classique du terme. C’est un pays exigeant, parfois rude, mais profondément accueillant. Si tu prépares ton voyage sérieusement, que tu restes prudent, que tu respectes les lieux, tu vivras l’un des plus beaux voyages de ta vie.
Ce n’est pas une destination lisse. Elle demande une part d’abandon, une part de conscience. Et c’est ce qui fait sa force.
Oui, et beaucoup le font. Mais il faut être bien organisé, avoir un bon véhicule, et savoir gérer l’imprévu.
En saison des pluies, il y a du palu dans le nord. Prévois une prophylaxie si tu y vas entre novembre et avril.
S’ils sont respectés, non. Ne descends jamais de ton véhicule en dehors des zones autorisées.
Rouler trop vite sur les pistes. La majorité des accidents viennent de là.
Oui, si les enfants sont un peu grands (7-8 ans minimum) et si le voyage est bien préparé.
Alors, prêt à partir ? Ou encore un doute à lever ?
Dis-moi : qu’est-ce qui te freine encore pour découvrir la Namibie ?
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